Jeudi 11 décembre 2008
Par Daoudsaalam
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 11 décembre 2008
Ce nom fait plasir à tous les mélomanes Burkinabés car c'est l'idole de la chanson burkinabée.
Jugez en par vous même à travers ce clip.
Par Daoudsaalam
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 11 décembre 2008

Zongo Seydou, alias Zêdess, a enregistré son premier titre en 1990, pour le deuxième album de l’Orchestre de l’Université de Ouagadougou (OUO).  Mais c’est en 1992, avec sa première cassette intitulée Y’a plus de boulot, qu’il va vraiment faire parler de lui.  Zêdess y raconte la galère des jeunes burkinabés, et il fait mouche ; c’est le début d’une ouverture au Burkina, les radios fleurissent sur la bande FM, les journaux satiriques apparaissent dans les kiosques, et Zêdess s’engouffre dans la brèche…

 

En 1995, il récidive avec un album beaucoup plus ambitieux.  Embouteillage, enregistré à Abidjan.  Il continue à raconter avec humour la vie ouagalaise et à dénoncer les vices des sociétés africaines.  Il devient le chanteur le plus populaire du pays, et fait même en 96 une tournée à guichets fermés dans toutes les grandes villes du Burkina.  Pour la jeunesse, il incarne une nouvelle génération de musicien, et un espoir.  Il ouvre également les portes des grandes radios internationales qui diffusent sur le continent, et sa popularité commence à dépasser les frontières du Burkina. 

 

La musique de Zêdess allie le reggae, avec son langage international, au folklore burkinabé et ses rythmes traditionnels warba ou wiré.  Ce mélange lui permet de toucher le public le plus vaste : les jeunes, amateurs de reggae et les plus anciens.

 

La langue a aussi pour Zêdess beaucoup d’importance : s’il a choisi le français, c’est aussi pour élargie son public.  Ce sont ses textes qui sont la première raison de son succès ; textes dans lesquels les Burkinabés reconnaissent leur quotidien (que Zêdess connaît bien), les problèmes de fin de mois, les bagarres avec une administration tatillonne, les amours compliqués…  Pour raconter leur histoire, il mêle l’humour à son sens de l’observation ; tout à tour satirique et moralisateur, Zêdess croit au rôle du chanteur pour transformer patiemment la société dans laquelle il vit.

 

En 1997 il sort la troisième cassette "Où allons –nous ?".Zêdess poursuit dans la même veine contestataire.  Les titres Directeur Voleur et Abus d’Autorité dénoncent la corruption et les séquelles de la colonisation qui ont engendré des régimes pas tout à fait démocratiques.  Mon Voisin est un con aborde un thème de société plus large pour ne pas dire universel !

 

En 1998, le label Lusafrica propose à Zêdess de réunire ses meilleurs titres remixés sur un album.  Une des chansons du CD est produite à la demande de Handicap International, qui souhaite impliquer des artistes dans son combat contre les mines antipersonnel.

Après une tournée en été 1999 en Europe, Zêdess sort son deuxième album international « Accroche toi » en septembre 2000.  Avec son nouvel album, Zêdess porte toujours son regard lucide/amer mais néanmoins plein de tendresse et d’humour sur ses contemporains d’où qu’ils viennent.  Il suffit d’écouter le titre La France comme une mobylette sur lequel Zêdess « épingle » joyeusement la société française pour se persuader qu’il mérite bien sa réputation de « Poil à gratter ».

En 2003, Zêdess participe à l’enregistrement d’une compilation (« Drop the debt ») au côté d’artistes tels que Césaria Evora Ticken Jah, Lokoua Kanza, …avec le titre « Cadeau empoisonné ».  Ceci pour soutenir l’annulation de la dette du Tiers - Monde.

 

En décembre 2004, Zêdess sort son 3ème album international à Ouagadougou au Burkina Faso avant de le lancer sur le marché européen dès 2005 !  Ce nouveau cru allie amusements, rires et gravité.  En effet, fidèle à sa réputation, il nous propose des thèmes qui nous concernent tous en ce début de 3ème millénaire tels que « Licenciement », « Moi, Bush ! », « Solidarité » (Sidéens), « Enfance volée »,… Pour lui, la musique est un cinquième pouvoir qui peut jouer le rôle de conscientisation et combattre l’ignorance, la première arme de destruction massive.  Mais nous retrouverons aussi des thèmes plus légers traités avec l’humour qu’on lui connaît bien tels que le dilemme dans «Aïe ! », le « Prisonnier du portable », la tronche des parisiens dans le métro « Souriez Parisiens », « Le surfactureur»,…. 

L’artiste a voulu dans son 3ème album faire partager son plaisir de la musique avec d’autres artistes en réalisant ainsi 5 duos.  On y retrouve Mama Kouyaté (Mali), Meiway (Côte d’Ivoire), Massilia Sound System (France), Starflam (Belgique), Farida( Algérie-Belgique)et Madina(Cote d’Ivoire –Burkina Faso).

Tout ce travail depuis ces années vaudra à  l’artiste d’être élevé au rang de Chevalier De l’Ordre du Mérite au Burkina Faso le 27 Février 2005.

Partageant sa vie entre le Burkina Faso et la Belgique ou il réside,Zedess répète qu’il retourne souvent au bled (pour prendre des leçons de vie) ou les gens avec moins d’un euro par jour, garde le sourire.

 

Par Daoudsaalam
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 5 décembre 2008
Mohandas Karamchand Gandhi est né le 2 octobre 1869 à Porbandar dans l’état du Gujarat. Il est issu de la caste des Vayshia et sa famille est relativement aisée. Enfant, sa mère lui inculque les valeurs hindouistes mais il apprend aussi à connaître les autres religions et la tolérance à leur égard. C’est sans doute pendant cette période que se forgent les convictions morales de Gandhi. Conformément aux coutumes de sa caste, sa famille le marie à 14 ans avec Kasturbai qui restera son épouse toute sa vie. En grandissant Gandhi devient convaincu qu’il ne sera quelqu’un qu’en rompant avec les coutumes de l’Inde et en copiant le style de vie des anglais. C’est donc logiquement qu’il s’embarque pour l’Angleterre en 1888 en laissant femme et enfant pour y faire ses études de droit. C’est paradoxalement à Londres que Gandhi lit les principaux textes de l’hindouisme, notamment la Baghavad-Gita qui l’influencera profondément. Il découvre aussi la vie de Bouddha, Jésus, Mahomet et fait la connaissance des théosophes anglais.Après trois années en Angleterre et son diplôme d’avocat en poche, Gandhi rentre en Inde. Malheureusement sa vie professionnelle s’enlise et il reste tiraillé entre ses racines hindoues et son attirance pour la bourgeoisie occidentale. En 1893 une entreprise indienne lui propose de se rendre en Afrique du Sud pour y défendre ses intérêts lors d’un procès. Gandhi accepte. Il ne le sait pas encore, mais c’est le tournant de sa vie.

Dès son arrivée là-bas il est confronté à la discrimination raciale. Expulsé d’un train il s’aperçoit très vite que les britanniques et le boers dominent sans partage les populations noires et immigrées (à cette époque 100 000 indiens vivent en Afrique du Sud). Il est choqué de voir que les sujets de l’empire britannique ne sont pas traités de la même manière suivant la couleur de leur peau.

En 1894, à l’issu du procès, gagné, pour le lequel il était venu, Gandhi décide de lutter contre une loi visant à interdire aux indiens le droit d’élire des représentants à l’assemblée de l’état du Natal. Il fait signer une pétition à 10 000 personnes et obtient le retrait du projet de loi. Gandhi avait surtout réussi à faire prendre conscience aux indiens qu’il fallait s’unir. Devenu populaire, Gandhi décide de poursuivre le combat. En 1896 il va chercher sa femme et ses enfants en Inde et revient en Afrique du Sud. Il travaille comme avocat jusqu’en 1899. La guerre des Boers éclate alors et Gandhi appelle ses compatriotes à soutenir les anglais.

En 1906 une nouvelle loi ségrégationniste est votée au Transvall. Elle enjoint les asiatiques à se faire inscrire sur des listes destinées à contrôler de près leurs activités. Gandhi réussit à convaincre 3000 délégués de ne pas se soumettre à la nouvelle loi et de résister quel qu’en soit le coût, mais sans violence. Gandhi est arrêté et incarcéré pendant six mois. En 1909 il publie “Hind Swaraj”, livre dans lequel il développe les théories du combat par la non-violence : la satyagraha.
Pendant huit ans, Gandhi ne cessera de s’opposer aux lois ségrégationnistes et au Général Smuts ce qui lui vaudra d’autres séjours en prison. Finalement, le 30 juin 1914, Smuts et Gandhi signent un accord sur l’abrogation d’une grande partie des lois raciales. Le 18 juillet 1914 Gandhi quitte l’Afrique du Sud pour toujours et rentre en Inde.

Il décide, dès son retour, de partir à la découverte de son pays natal. Son périple dure un an à l’issue duquel il établit un ashram près d’Ahmedabad. Son nom est désormais associé à la lutte contre l’injustice. C’est pourquoi, début 1917, Gandhi se rend au Bihar à l’appel des cultivateurs de l’indigo exploités sans vergogne par les industriels anglais. Devant les risques d’émeutes, le gouvernement donne satisfaction aux planteurs.

À peine rentré à Ahmedabad, Gandhi soutient un mouvement de grève des ouvriers textiles et utilise, pour la première fois, le jeûne pour faire pression sur les patrons et pour marquer son entière solidarité avec les grévistes. À la fin de la première guerre mondiale, pendant laquelle Gandhi avait appelé au soutient de l’effort de guerre, il présente aux britanniques ses premières revendications d’autonomie pour l’Inde. Le 6 avril 1919, pour impressionner les anglais, Gandhi appelle le peuple à manifester publiquement dans tout le pays et à cesser toute activité. La manifestation est un énorme succès. Le 13 avril, à Amritsar, la population manifeste de nouveau malgré l’interdiction. Le général Dyer ordonne alors à ses hommes de tirer sur la foule pacifique. Le bilan est effroyable : plus de 300 morts et plus de 1000 blessés. Horrifié, Gandhi suspend immédiatement la satyagraha.

En 1920 il repense ses moyens d’action. Soutenu par le parti du Congrès et par les musulmans, il appelle à la non coopération avec l’administration britannique et se prononce pour le boycott des produits textiles d’origine européenne. L’Inde tout entière bouge et la tension ne cesse de monter. De nombreux leaders sont emprisonnés et des affrontements ont lieu. Pendant l’un d’eux 22 policiers sont lynchés par la foule. Le Mahatma, comme on l’appelle désormais, décide de mettre fin à toute action.

Il est cependant arrêté puis condamné à 6 ans de prison. Il restera emprisonné 2 ans pendant lesquels le mouvement va sensiblement s’essouffler. À sa sortie de prison Gandhi appelle à la cohésion nationale et il réclame l’égalité sociale pour les intouchables qu’il appelle affectueusement les harijans (”enfants de Dieu”). Il mènera d’ailleurs deux grèves de la faim pour qu’ils puissent entrer dans les temples.

Au début des années 30, Gandhi a retrouvé toute sa fougue. Il bénéficie d’une influence considérable. À chacun de ses mots d’ordre l’Inde s’immobilise. Le 12 mars 1930 le Mahatma entreprend son action la plus célèbre : la marche du sel. Son objectif est de dénoncer le monopole anglais de la vente du sel. Pendant 24 jours et sur 350 km le cortège ne cessera de gonfler. Arrivé à son but Gandhi ramasse une poignée de sel et annonce qu’il commence la désobéissance civile. Il est de nouveau arrêté.

En janvier 1931 le Vice-Roi Lord Irving le fait libérer. Il échange la libération des prisonniers politiques et la fin des lois sur le sel contre la fin de la désobéissance civile et la participation de Gandhi à une conférence organisée à Londres. Celui-ci accepte et en profite pour visiter l’Europe. Cette table ronde ne sera suivie d’aucun changement notable sur la politique indienne d’autant que Churchill arrive au pouvoir avec l’intention d’écraser le Parti du Congrès. Des milliers de militants sont bientôt arrêtés.
Gandhi à Marseille

En août 1932 Gandhi est jeté en prison. Les dissensions entre les communautés s’aggravent et les droits des intouchables sont menacés. Le 20 septembre le Mahatma entreprend une nouvelle grève de la faim. Le gouvernement britannique plie devant la menace de la mort de Gandhi devenu très populaire en Europe.

En 1934 Gandhi se retire de la politique en tant que telle, préférant la laisser aux jeunes leaders du Congrès dont Nehru. Il continue en revanche de se battre pour la cohésion entre les communautés et pour l’éducation des masses, ce qui lui vaudra l’inimitié des extrémistes hindous. Cette année là, Gandhi échappe à la première des cinq tentatives d’assassinat dont il fera l’objet.Lors des élections de 1937, le Congrès obtient la majorité écrasante au parlement indien. Dès lors la marche vers l’autonomie et l’indépendance semble inéluctable.

Lorsqu’éclate la seconde guerre mondiale en 1939, Gandhi refuse de s’engager aux côtés des anglais. Il affirme que seule une Inde indépendante pourrait contribuer à la lutte contre les nazis. En 1942 il lance même son fameux slogan “Quit India”. Il enjoint les britanniques à partir au plus vite et relance le mouvement de désobéissance civile. Lui et les dirigeants du Congrès sont arrêtés après que des émeutes aient éclaté. Sa femme Kasturbai meurt lors de sa détention. En 1944 Churchill le fait libérer.

Après la guerre les travaillistes d’Atlee arrivent au pouvoir en Angleterre. Le Premier Ministre est bien décidé à mener le processus d’indépendance à son terme. Lord Mountbatten est nommé Vice-roi avec cette mission. C’est alors que les communautés musulmane et hindoue se déchirent. La Ligue Musulmane de Mohammed Ali Jinnah ne cesse en effet de réclamer la création d’un état indépendant à majorité musulmane.

Gandhi, lui, reste attaché plus que tout à l’unité de l’Inde. Jinnah refuse de participer au gouvernement provisoire de Nehru et appelle à une journée d’insurrection le 16 août 1946. Elle se solde par des milliers de morts dont au moins 5000 à Calcutta.

Gandhi use de toute son influence pour éviter la partition mais le 15 août 1947 Lord Mountbatten annonce l’indépendance de deux nouvelles nations : le Pakistan et l’Inde. On assiste alors à l’exode meurtrier de plusieurs millions de personnes. Les sacs, les meurtres, les règlements de compte en tous genres feront entre un et deux millions de victimes. Épouvanté par la situation, notamment à Calcutta, Gandhi décide de jeûner jusqu’à la mort. Nehru fait alors tout ce qui est en son pouvoir pour mettre fin aux massacres. Il y parvient d’extrême justesse et Gandhi se nourrit à nouveau. Pourtant la colère des extrémistes n’est pas retombée. Ceux du côté hindou notamment tiennent rigueur à Gandhi de sa trop grande mansuétude à l’égard des musulmans.

Le 30 janvier 1948, l’un d’eux, Nathuram Godse, l’abat à Delhi. “Hé Ram” seront les dernières paroles du Père de la Nation. Sa mort provoque une émotion internationale. À Delhi plus de deux millions de d’indiens assisteront à ses funérailles nationales. Aujourd’hui encore l’empreinte de Gandhi est vivante en Inde même si la société juste, égalitaire et non violente dont il avait rêvé reste à construire.

Par Daoudsaalam
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 5 décembre 2008

Par Daoudsaalam
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus